Le 5 septembre, le député RN Julien Odoul a répondu à une publication du député LFI Aly Diouara. Ce dernier avait repris la photo virale d’une jeune femme voilée, robe longue et baskets Adidas, traversant un passage piéton, en y accolant le mot « Liberté ». Odoul a généré par IA une version dévoilée : cheveux libres, débardeur et jogging, même décor. Légende : « Liberté française ! »La photo originale, prise à son insu par Le Parisien pour illustrer un article sur le voile, avait déjà été remixée des dizaines de fois. Certains y voyaient une pub Adidas tant elle dégageait de l’« aura ».
Les réactions n’ont pas tardé. « Culture du viol postcoloniale », « déshabiller une jeune fille », « raciste pervers » : les islamistes et leurs soutiens de gauche ont multiplié les accusations. La famille a demandé l’anonymat ; Le Parisien a retiré le cliché. Le post d’Odoul, lui, reste en ligne.
Il ne s’agit en aucun cas d’une atteinte à l’image. Cette jeune femme n’a pas été photographiée dans l’intimité. Elle circulait dans l’espace public. Ce que les contestataires ne supportent pas, c’est précisément l’image française de la femme : visible, cheveux au vent, vêtue simplement, sans signe d’allégeance religieuse.Le voile islamique n’est pas un droit vestimentaire anodin. C’est un étendard. Montrer que la même personne peut apparaître autrement révèle l’incompatibilité avec le modèle républicain d’émancipation. L’indignation dit tout : ils refusent que la femme française reste le modèle.